> Salon du livre ''Petite édition Jeune illustration'' : rendez-vous du 9 au 11 novembre.
Le grand rendez-vous des amoureux de livres pas comme les autres est de retour au Château. Pour sa 8è édition, il met le cap sur l'édition et l'illustration sud-coréennes. Et comme toujours, le voyage mène à de nombreuses rencontres, spectacles, expositions, etc...
Déjà 8 ans que la Médiathèque François Mitterrand nous emmène au pays des rêves et des images. Empruntant les sentiers de traverse dans leur exploration du monde du livre, les organisatrices du salon ont invité une cinquantaine de maisons d'édition indépendantes et une dizaine d'auteurs-illustrateurs, venus de France et d'ailleurs.
Rencontres avec les éditeurs, dédicaces des auteurs, ateliers pour découvrir les techniques liées au livre et au dessin, spectacles jeune public et expositions, tout est prêt pour vous embarquer dans l'univers si créatif de la petite édition et de l'illustration jeunesse.
Pleine page sur la Corée du Sud. La Corée du Sud a séduit Jean-Marie Antenen, directeur de la maison d'édition suisse Quiquandquoi. Il nous fait partager son enthousiasme à travers l'exposition "l'illustration coréenne contemporaine", qui propose au public une centaine de planches originales. Une entrée en matière, en traits et en couleurs tout en finesse, pour découvrir la richesse et la diversité de la littérature jeunesse de ce pays. Cette exposition, qui vient d'être présentée au salon genevois "La Fureur de lire", représente une première du genre en France. > En savoir plus
Paysages et documentaire. Le Salon donnera aussi l'occasion de découvrir le travail d'habitants de Saint-Priest, jeunes et moins jeunes qui, avec l'aide de la plasticienne Anne Mangeot et du vidéaste Fabrice Chiambretto ont réalisé des œuvres d'art à partir d'éléments naturels. À voir dans le Parc du Château et, en vidéo au Château pour découvrir l'intégralité du projet (projection du film "Paysages" (26 mn) samedi à 17h et dimanche à 15h, Visite et animations autour des installations dans le parc et rencontre avec Anne Mangeot, samedi à 11h30).
Le mois de l'illustration. Novembre, c'est aussi le mois de l'illustration à Saint-Priest. On pourra découvrir cette année le travail d'Olivier Charpentier et de Claire Dé et prolonger le voyage autour de l'illustration jeunesse sud-coréenne, grâce aux expositions présentes à la Médiathèque du 14 novembre au 8 décembre (dessins originaux d'Olivier Charpentier, extraits de "Poètes en prison" et de "Si je mourais là-bas", poèmes de la grande guerre d'Apollinaire, exposition de Claire Dé, d'après son album de naissance "Ouvre les yeux").
Une expo pour comprendre la gravure. En parallèle, l'Artothèque municipale de Saint-Priest accueille, du 9 novembre au 8 décembre, une vingtaine de gravures originales extraites de l'album d'Olivier Besson pour l'exposition ""Gravures de bêtes", sorte de bestiaire merveilleux et étonnant.
INFOS PRATIQUES : Salon du livre Petite édition - Jeune illustration
au Château de Saint-Priest
2 rue de l'égalité (voir sur le plan)
Vendredi 9 novembre de 14h à 18h
Samedi 10 novembre de 11h à 19h
Dimanche 11 novembre de 11h à 18h Entrée libre et gratuite
LE LIVRE ET LA CORÉE : UNE RELATION FORTE
Rencontre avec, Jean-Marie Antenen, organisateur de l'exposition "L'illustration coréenne contemporaine"
Que peut-on voir dans l'exposition ?
- Jean-Marie Antenen : Il s'agit d'une sélection d'œuvres qui me correspondent, c'est avant tout un regard, forcément subjectif, que je propose ici, une "expo d'éditeur". Ca n'a rien d'une approche universitaire, historique ou pédagogique. Le public se promène parmi 120 cadres qui présentent au total plus de 300 originaux, issus d'une petite trentaine d'ouvrages. Pour ceux qui veulent se prêter au jeu des comparaisons, les albums – et bien d'autres d'ailleurs - sont consultables. Cela peut être amusant de voir le travail qui a continué à se faire une fois le dessin livré, les arrangements multiples qui ont abouti au livre final.
Pourquoi vous être intéressé à la Corée du Sud plutôt qu'à un autre pays asiatique ?
Il y a 5 ou 6 ans, de nombreux éditeurs coréens, que j'ai pu croiser dans divers salons du livre, ont acheté massivement des droits européens. Quelques temps après, on a pu découvrir leur production et constater qu'elle est d'une richesse et d'une diversité extraordinaires. Vous connaissez un autre pays où il existe une ville du livre ? En 2005, ils ont construit une cité qui lui est entièrement dédiée ! Elle s'appelle Pajubookcity, à une heure de Séoul.
Pour autant, l'écriture est une vieille histoire en Corée. C'est là-bas qu'on a commencé à utiliser la typographie et les caractères mobiles en plomb (comme le fera un peu plus tard Gutenberg en Europe). L'invention remonte à 1234, pour la publication d'un code officiel en 28 exemplaires. Elle doit ensuite son extension au fils du fondateur du royaume de Chosun au XVème siècle qui voulait développer le confucianisme auprès du peuple puis à son successeur, le roi Séjong. Dans ce petit pays pris en étau entre ses puissants voisins, la Chine et le Japon, ce dernier vit dans la création d'un alphabet coréen, le moyen de s'affranchir culturellement de ses occupants. Aujourd'hui, la priorité est toujours donnée à l'instruction et à la lecture. Vous trouverez des livres partout, même chez les familles les plus pauvres. C'est un héritage qui persiste. Dans ce pays ultra-libéral, on dit qu'un homme a réussi, non pas s'il est riche, mais s'il a pu payer des études à ses enfants …
En quoi l'édition jeunesse sud-coréenne peut-elle séduire le public français ? Quels sont ses atouts ?
D'abord par les sujets abordés dans les albums, qui ont une portée universelle. On retrouve souvent des thèmes liés à la nature, au retour à la campagne et aux origines culturelles. Il faut savoir que, dans cette péninsule, grande comme une demie Italie, la population est très urbaine, la mégalopole de Séoul drainant la moitié des 47 millions d'habitants ! Les relations familiales, le rapport à la modernité, la découverte par l'enfant de son environnement sont autant de thèmes qui parlent à tous. Les artistes coréens les traitent d'une manière différente, les contes que nous connaissons prennent une coloration exotique. Mais au fond, peu importe de détenir ou pas la clé culturelle, le talent est là pour toucher nos sensibilités.
La qualité de la production, c'est une autre raison pour se laisser séduire ?
Oui, il y a une vraie exigence, à tous les niveaux. Sur le plan des illustrations, du contenu littéraire, mais aussi sur celui de la mise en page, de la fabrication… Le marché coréen, c'est pas moins de 3600 maisons d'édition, dont la plupart ont un département jeunesse. A l'inverse de ce qui peut se passer ailleurs où elle engendre souvent un certain nivellement, les éditeurs coréens ont choisi de faire de la concurrence un levier, en plaçant la barre très haut et en rivalisant de qualité.
Rencontres autour de l'édition jeunesse sud-coréenne :
- vendredi à 15h avec Elisabeth Lortic, (éditions Les 3 Ourses), et Lee Ho Baek, (éditions Jaimimage et directeur du festival de Paju Book City).
- vendredi à 16h avec Lee Ho Baek, Jean-Marie Antenen, (éditions Quiquandquoi), Noella Kim et Hélène Charbonnier (éditions Chan-OK)
- samedi à 15h 30, rencontre avec l'illustrateur Lee Chonkill autour des signes du Zodiaque.
- dimanche à 14h30, visite guidée de l'exposition.
> Spectacle "Un jour, il vit une pie" : calligraphie et théâtre d'ombres avec Kim Eun-Young, samedi à 14h 30 et 16h 30, salle Ersilie du CCTA (entrée gratuite sur réservation à retirer au Château). A partir de 6 ans.