Pourquoi un agenda 21 local

Agenda du 21e siècle de la ville de Saint-Priest :
Pour le futur, on signe !


Parce que le développement durable ne vaudra que s'il est partagé par tous.

Le texte signé à Rio en 1992 dit ceci à propos des collectivités locales : il faudrait qu'elles instaurent un dialogue avec les habitants, les organisations locales et les entreprises privées afin d'adopter «un programme Action 21 à l'échelon de la collectivité». La démocratie participative est donc à l'ordre du jour, l'invitation de tous les acteurs de la vie locale à se joindre au processus l'est également. Le champ qui s'ouvre à nous est vaste (…).
Télécharger la déclaration signée à Rio sur l'environnement et le développement (350ko)

Prenons comme exemple notre action commune avec la ville jumelle allemande de Saint-Priest, Mühlheim-am-Main. Pourquoi ? Parce que la notion de développement durable est largement née à la fin de la guerre froide, notre amitié franco-allemande s'est naturellement tournée vers le codéveloppement pour combattre l'injuste répartition des richesses et de l'espoir entre le nord et le sud (…). C'est ainsi qu'est né le projet Nouna, du nom du village burkinabé que nous soutenons désormais. Cette coopération décentralisée illustre parfaitement l'implication du local dans un ensemble à l'échelle de la planète. (…)

 


Il y a plus parlant. En mettant en place le Potager Mi-Plaine, la Ville répondait à un triple objectif : proposer ici un véritable contrat de travail, assorti de règles, à des personnes en insertion, dans la sphère économique marchande et autour de l'agriculture biologique puisque le dispositif fait partie du réseau national des Jardins de Cocagne, dont la charte est très précise en la matière.

Ce jardin s'inscrit comme un prolongement logique des espaces naturels, agricoles et des parcs qui représentent près d'un tiers de la surface de Saint-Priest, autant que dans l'action de sensibilisation que nous menons en matière de préservation de l'environnement et de changement des modes de consommation.

Ce travail obtient déjà des résultats en termes d'insertion, de sensibilisation, mais c'est le succès remporté par les paniers «bios» issus du Potager Mi-Plaine pour lesquels la liste d'attente est importante.


Autre sujet : la limitation de la consommation d'énergie de nos logements. Aujourd'hui, on peut être fiers d'accueillir le premier lotissement en France de maisons passives, avec une très forte exigence environnementale. Mais ces logements sont neufs, ce qui rend plus facile le choix de technologies innovantes, et ils ne concerneront au final qu'une trentaine de familles.

Nous souhaitons rester une terre d'innovation en changeant d'échelle et en entrant de plus en plus dans l'exigence environnementale pour tous les types de logements. Nous sommes bien conscients que le grand enjeu pour demain ne sera pas de savoir construire propre, mais de rendre propre les constructions existantes. La Ville de Saint-Priest et ses habitants auront atteint leur but lorsque chaque famille, quel que soit son type d'habitat, pourra contribuer à l'amélioration de notre impact environnemental tout en réduisant de façon forte ses dépenses énergétiques.


Ce dernier exemple prouve que l'accès aux technologies environnementales conditionne une nouvelle égalité citoyenne, c'est notre conviction profonde. Nous voulons un agenda local du 21e siècle ouvert aux jeunes générations, fédérateur, reliant les citoyens par-delà leur âge et leur condition, et qui permette à chacun de s'inscrire dans l'écocitoyenneté, démocratiquement, fraternellement. Parce que le développement durable ne vaudra que s'il est partagé par tous, nous comptons sur vous également.

(texte extrait du préambule de l'Agenda du 21e siècle de Saint-Priest paru en septembre 2009)

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