Ils étaient maires, industriels, artistes ou médecins et leur nom a marqué la ville de Saint-Priest. Voici une sélection non exhaustive de ces personnages particuliers et dont on croise parfois les noms au détour d'une rue ou d'un bâtiment public….

Théophile Argence

Théophile Argence (1892-1975) a été maire de Saint-Priest de 1929 à 1940. Né à Saint-Rambert, il se syndique dès 1909 et se retrouve à la direction de la Fédération Unitaire des Métaux. Il adhère ensuite à la SFIO et remporte les élections municipales de mai 1929. Il s'attaque alors à la gestion tranquille du vieux bourg rural. Aménagement des réseaux d'eau et de gaz, achat de terrains, création du stade et de la "Maison du peuple" inaugurée en 1935. Militant laïque, fondateur de l'Amicale du même nom, Théo Argence prône le sport et la culture pour tous. Pendant ses mandats successifs, 26 salles de classe ont été créées, les rues officiellement baptisées et les maisons numérotées, le château et son parc ont été rachetés par la municipalité. Il crée de plus une soupe populaire, institue des allocations chômage et lance la construction des habitations à loyer bon marché. Démis de ses fonctions par le gouvernement de Vichy, il sera battu aux élections municipales qui suivent la Libération. Il restera à Saint-Priest jusqu'à sa mort, le 7 août 1975.
Aujourd'hui, le centre culturel de Saint-Priest, ancienne Maison du Peuple, porte le nom de Théo Argence.


Charles Ottina

Charles Ottina (1902 -1974), ingénieur de métier qui travaillait dans le civil pour l'armée, a été Maire de Saint-Priest de 1949 à 1972. Pendant les 23 années de son mandat, la ville a connu une croissance démographique considérable. Forte personnalité, ce bon vivant qui aimait la chasse transforma Saint-Priest en une ville importante. Il fut à l'origine de la construction de la nouvelle Mairie, préfigurant ce qu'allait être le nouveau centre-ville, et en dessina lui-même les plans. Il lança également la construction de la plupart des HLM de Saint-Priest, supervisa la réfection du Parc du Château, alors en friche, et fit construire la première piscine de la ville.


Gallavardin

Louis Gallavardin (1875 - 1957), médecin français, issu d'une vieille famille de Saint-Priest. Il a exercé à Lyon, où il s'est rendu célèbre par son étude de l'angine de poitrine. Un de ses aïeuls, Jean-Pierre Gallavardin, médecin également, fut le fondateur de l'hôpital Saint-Luc de Lyon.


Julius Victor

Nous ne savons pas exactement où est né Julius Victor, ni même qui était-il précisément et encore moins ce qu'il a apporté à Saint-Priest. Simplement, lors des travaux de rénovation du château, des fouilles archéologiques ont révélé la présence de vestiges gallo-romain, parmi lesquels une stèle. Datée du IIème ou IIIème siècle cette stèle proviendrait de la sépulture d'un enfant de 10 ans, Julius Victor. Utilisée comme une vulgaire pierre lors de la construction d'une église au début de notre ère, cette stèle aurait vraisemblablement été importée d'un cimetière. C'est en faisant parler le sol que les archéologues ont porté à la connaissance des San-Priots ce petit garçon, qui dans le même temps marquait de son empreinte le château et la ville de Saint-Priest.

 


 

Henri Maréchal

Industriel français du début siècle, Henri Maréchal a marqué dans trois domaine l'industrie récente de Saint-Priest. Sur le plan économique d'abord, en lançant dans les années 20 la fabrication locale de la "toile cirée". Sur le plan démographique ensuite, le nom de Maréchal est associé à l'arrivée massive d'immigrants italiens, piémontais notamment qui pour la plupart fuyaient la montée du fascisme. Sur le plan urbanistique et social enfin, la Cité Maréchal, édifiée à partir de 1936 dans le secteur de la rue Garibaldi, a longtemps constitué un modèle d'habitat intégré. Elle se composait de "maisons en dur" et de chalets, d'une école et d'un château d'eau dont l'infrastructure abritait les logements des instituteurs. Ne subsistent aujourd'hui de cette cité ouvrière qu'une douzaine de villas le long du boulevard des roses.


Marius Berliet

Marius Berliet (1866-1949), était un constructeur automobile visionnaire et très largement inspiré par le modèle américain. En 1915, il entreprend de créer sur les terrains restés libres de Vénissieux, en lisière de Saint-Priest, une très grande usine qui se voulait ultra-moderne. Une usine qui restera longtemps le fleuron de la métallurgie lyonnaise. Saint-Priest bénéficiera de cet essor : en face de la grande usine, Berliet édifie une cité ouvrière pour une partie de son personnel. Une cité qui, pour l'époque représente une innovation et reflète l'intérêt de Marius Berliet pour le Taylorisme alors très en vogue dans la grande industrie.
Vendue à RVI, devenu ensuite Renault Trukcs, l'entreprise poursuit aujourd'hui son évolution et est aujourd'hui la plus importante de Saint-Priest. La Cité Berliet existe toujours, elle prend désormais la forme d'une copropriété et est aujourd'hui un quartier à part entière de la ville.

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Louis Raverat

Conseiller municipal d'après guerre, Louis Raverat (1909-1970) est pour une large part à l'origine du jumelage qui lie depuis plus de 60 ans, la ville de Saint-Priest avec celle de Mühlheim-am-Main.
En son honneur, la ville a baptisé un square de son nom.


Charles Ravat

Charles Ravat (1900-1959) participe, dans les années 20, au développement des usines Maréchal en recrutant de la main d'œuvre dans le Piémont. Dirigeant de l'Amicale Laïque, il a attaché son nom à la vie associative et sportive de Saint-Priest.


Marcel Vernay

Marcel Vernay, conseiller municipal de Saint-Priest, a également été pendant 38 ans le correspondant du Progrès sur la commune. Militant associatif, adjoint aux sports de 1971 à 1977, il a laissé le souvenir d'un San-Priot passionné par l'histoire et l'animation de la sa cité. Marcel Vernay a fait don à la Ville d'un important fonds de photographies témoin de ses années de travail journalistique.

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